Patroling Vietnam War Series

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La guerre du Viêt Nam (également appelée deuxième guerre d'Indochine) est une guerre qui a opposé de 1955 à 1975, d'une part la République démocratique du Viêt Nam (ou Nord-Viêt Nam) avec son armée populaire vietnamienne — soutenue matériellement par le bloc de l'Est et la Chine — et le Front national de libération du Sud Viêt Nam (également connu sous le nom péjoratif Viet Cong popularisé par ses adversaires), et d'autre part, la République du Viêt Nam (ou Sud-Viêt Nam), militairement soutenue par l'armée des États-Unis appuyée par plusieurs alliés (Australie, Corée du Sud, Thaïlande, Philippines). La guerre civile laotienne et la guerre civile cambodgienne sont des conflits annexes qui se sont déroulés en parallèle, et sur lesquels la guerre du Viêt Nam a eu un impact décisif.

C'est en août 1964 que la résolution du golfe du Tonkin a ouvert la voie à un engagement militaire massif des États-Unis. Néanmoins, le Sud Viêt Nam connaissait une situation insurrectionnelle depuis plusieurs années.

Le conflit étant dans l'impasse, et de plus en plus impopulaire dans l'opinion publique américaine, les accords de paix de Paris décident en 1973 du retrait militaire américain. En 1975, le Nord Viêt Nam réalise une offensive contre le Sud Viêt Nam et remporte la victoire : le pays, officiellement réunifié l'année suivante, devient la République socialiste du Viêt Nam. En même temps que le Viêt Nam, le Cambodge et le Laos deviennent eux aussi des pays communistes.

En 1998, le gouvernement des États-Unis a déterminé que les militaires américains tombés après le 1er novembre 1955 - date de la création du premier groupe de conseillers militaires américains au Sud Viêt Nam - pouvaient être considérés comme morts durant la guerre du Viêt Nam6.

 

Après la guerre d'Indochine et l'échec de la France pour reconquérir l'Indochine à la suite de la victoire du Việt Minh à la bataille de Diên Biên Phu le 7 mai 1954, les accords de Genève divisèrent le pays en deux par une zone démilitarisée au niveau du 17e parallèle. Les deux parties du Viêt Nam connurent alors la mise en place de gouvernements idéologiquement opposés :

Au nord, la République démocratique du Viêt Nam (RDVN), régime communiste fondé par Hô Chi Minh en septembre 1945.

Au sud, la République du Viêt Nam (RVN), régime nationaliste soutenu par les Américains et proclamé par Ngô Dinh Diêm en août 1955, à la suite d'un coup d’État contre Bao Daï déguisé en référendum.

Ngô Dinh Diêm et son gouvernement refusèrent de tenir le référendum prévu au plus tard à l'été 1956 par les accords de Genève de 1954 ; de son côté, la République démocratique du Viêt Nam reprit les manœuvres contre le régime sud-vietnamien, en annonçant son souhait de réunifier tout le pays sous son régime ; leur stratégie consista à s'appuyer sur le Front national de libération du Sud Viêt Nam (FNL, également appelé « Viêt-Cong », abréviation péjorative de « communistes vietnamiens »), en réactivant la guérilla au Sud par des ex-éléments du Viêt-Minh dès 1957 ; puis, à effectuer des infiltrations de cadres communistes et de matériels dès 1958 grâce à la réutilisation de la Piste Hô Chi Minh.

Dès le début du conflit, la RDVN fut soutenue par des aides logistiques sino-soviétiques alors que de son côté, la RVN fut progressivement « coadministrée » par un interventionnisme américain croissant au fil des années. Les États-Unis inscrivirent ce conflit dans une logique de guerre froide en s'appuyant sur une stratégie anti-communiste. L’expansion du communisme devait être stoppée conformément à la doctrine américaine de l’endiguement, afin d'empêcher un « effet domino » en Asie du Sud-Est. L'autoritarisme croissant de Diêm, et la répression de l'ensemble des opposants, s'avérèrent cependant inefficaces pour contenir l'insurrection, et ne firent au contraire que l'entretenir. En 1963, le président sud-vietnamien est renversé et tué au cours d'un coup d'État militaire approuvé par les Américains. Mais le nouveau régime, dénué de stabilité politique comme de réel soutien populaire, s'avère tout aussi inefficace que Diêm face aux insurgés, ce qui décide les États-Unis, jusqu'ici présents par le biais de conseillers militaires, à renforcer leur engagement. En 1964, les incidents du golfe du Tonkin, dont l'importance est délibérément gonflée par le gouvernement américain, permet au président Lyndon Johnson de faire adopter une résolution du Congrès qui lui laisse les mains libres pour intervenir au Viêt Nam. À partir de 1965, des troupes américaines sont massivement déployées au sol.

La stratégie américaine, qui influe également sur les situations au Laos et au Cambodge, s'avère cependant incapable de réduire l'insurrection du FNL : les trois pays de l'ex-Indochine française sont massivement bombardés, mais les frappes américaines - notamment l'opération Rolling Thunder qui vise directement le territoire du Nord Viêt Nam - échouent à interrompre la piste Hô Chi Minh par le biais de laquelle le Nord Viêt Nam ravitaille les combattants communistes du Sud.

Après huit ans de combats intensifs et un lourd bilan humain et matériel, l’intervention directe et massive des États-Unis prit fin avec la signature des accords de paix de Paris en 1973. Les combats entre forces vietnamiennes s'achevèrent avec la chute de Saïgon, capitale de la RVN, le 30 avril 1975. Après la victoire de la RDVN, les deux Viêt Nam furent réunifiés pour former l'actuelle République socialiste du Viêt Nam, et basé à Hanoï, jusqu'alors capitale de la RDVN ; le Parti communiste vietnamien devint parti unique.

Côté américain, cette guerre marqua toute une génération et dégrada considérablement l'image du pays. Considérée comme la première défaite militaire de l'histoire des États-Unis, cette guerre impliqua plus de 3,5 millions de jeunes américains envoyés au front entre 1965 et 1972. Parmi les cinéastes influençant cette image figurent entre autres Stanley Kubrick, Michael Cimino, Francis Ford Coppola et Oliver Stone, vétéran du Viêt Nam au sein de la 25e division d'infanterie qui réalisera une trilogie sur ce conflit avec les films Platoon, Né un 4 juillet et Entre Ciel et Terre.

 

La guerre du Viêt Nam trouve son origine dans la guerre d'Indochine (1946-1954), conflit qui opposa la France à la Ligue pour l'indépendance du Viêt Nam, fondée et dirigée par le leader révolutionnaire Hô Chi Minh.

Dès 1948, le Département d'État américain commença à déplorer son « incapacité à offrir la moindre solution praticable au problème de l'Indochine », étant donné « le fait désagréable que le communiste Ho Chi Minh est le personnage le plus fort et peut être le plus compétent qui soit en Indochine et que toute solution proposée dont il serait exclu ne serait qu'un expédient à l'issue incertaine »7.

Après l'occupation par les troupes japonaises durant la Seconde Guerre mondiale jusqu'en août 1945, les guérilleros du Viêt Minh, profitant du vide créé par la reddition du Japon, s'emparèrent de la capitale Hanoï. L'empereur Bao Dai, replacé sur le trône par les Japonais, abdiqua pour devenir conseiller suprême du premier gouvernement de la nouvelle République démocratique du Viêt Nam (RDVN), dont l'indépendance fut déclarée à Hanoï le 2 septembre 1945. En 1945, la reconquête de l'Indochine par la France puis l'échec des gouvernements vietnamien et français à s'accorder sur un modus vivendi conduisirent en décembre 1946 à la première guerre d'Indochine. Le conflit décisif eut lieu au printemps 1954 avec la bataille de Diên Biên Phu. Après un siège de 55 jours, les Français capitulèrent le 7 mai 1954.

Entretemps, lors d'une réunion des quatre « Grands » à Berlin en février 1954, il avait été décidé d'organiser une conférence à Genève à partir du 26 avril, où l'on traiterait de la Corée et de l'Indochine.

Les délégués de la RDVN et de l'État du Viêt Nam y rencontrèrent les délégations de la France, du Royaume-Uni, de l'Union soviétique, des États-Unis, de la République populaire de Chine et des deux États voisins, le Royaume du Laos et le Royaume du Cambodge, afin de discuter du futur de toutes les anciennes possessions françaises en Indochine. La Conférence de Genève prit fin le 21 juillet 1954, par un accord signé entre Pierre Mendès France et Pham Van Dong, respectivement au nom de la France et du Viêt Nam. À cet accord était également signée une déclaration commune par les neuf participants, sauf par les États-Unis et par l'État du Viêt Nam.

L'indépendance du Laos, du Cambodge et du Viêt Nam était reconnue. Ce dernier étant partagé en deux zones de regroupement militaire des forces armées françaises et vietnamiennes de part et d'autre du 17e parallèle. La réunification du pays pourrait intervenir après des élections générales qui devaient être organisées dans un délai de deux ans (1956), et la constitution d'un gouvernement.

Dès 1955, un nouveau mouvement se développait : le Front national de libération du Sud Viêt Nam, comptant un certain nombre d'anciens cadres Việt Minh. Celui-ci s'opposera au régime de la République du Viêt Nam et affrontera les États-Unis lors de l'intervention américaine.

Le secrétaire à la Défense Robert McNamara et le général Westmoreland s'entretiennent en août 1965 du déroulement des opérations avec un officier de terrain, le général Tee responsable de la province de Đà Nẵng.

Au Sud (l'État du Viêt Nam), sous la pression américaine, la France nommait Ngô Đình Diệm comme chef de gouvernement en juillet 1954 (sous la présidence de l'empereur Bao Dai). Avec le soutien du président américain Eisenhower, son gouvernement refusait les élections générales initialement prévues. De fait, dès août 1955, Ngô Đình Diệm déclarait que son pays ne se considérait lié en aucune façon par les Accords de Genève dont il n'avait pas été signataire. Les États-Unis ajoutaient ne pas reconnaître la RDVN, déclarant également ne pas avoir été signataire des accords. Entre temps, devenu chef d'État après le référendum truqué contre Bao Dai, Ngô Đình Diệm proclamait la naissance de la République du Viêt Nam (RVN) le 24 octobre 1955 et instaurait un régime nationaliste et anticommuniste.

Durant cette même année, les États-Unis mettaient en place à Saigon une mission militaire chargée d'assumer complètement l'organisation et l'entraînement de l'armée de la RVN.

Face à un pouvoir de plus en plus despotique, d'anciens éléments du Viet Minh reprenaient le maquis dans le sud dès la fin de 1955 et des troubles armés étaient déclenchés au centre Viêt Nam dans la province de Quang Ngai en 1957. En effet, d'après John Paul Vann, administrateur de la pacification américaine et spécialiste reconnu du Viêt Nam, « il n'existe à l'heure actuelle aucune base politique populaire pour le gouvernement du Sud-Vietnam. [...] Le gouvernement actuel est exclusivement orienté vers l'exploitation du monde rural et des classes les plus basse des populations urbaines. Il s'agit en fait d'une continuation du système français de gouvernement colonial avec une bourgeoisie vietnamienne en lieu et place des Français. [...] Le mécontentement des populations rurales [...] s'exprime largement dans le ralliement au FNL [Front national de libération du Sud Viêt Nam] »8

Début 1958, des formations de maquisards s'emparaient d'un millier d'armes dans la région de Tay Ninh, ce qui permettait d'équiper les premières unités. Ces actions étaient appuyées par la RDVN qui infiltrait au Sud des cadres communistes et livrait du matériel par la piste Hô-Chi-Minh.

En 1959, 15 nouvelles missions militaires étaient mises en place et dans le même temps, on construisait 46 bases aériennes et 11 bases navales. Alors que l'opposition au régime grandissait, une première tentative de coup d'État menée par l'armée échouait en décembre 1959. David Otham, correspondant au Viêt Nam pour le London Times et The Economist, écrivait en 1959 que le régime de Diệm, imposé par les États-Unis, « a écrasé toute forme d'opposition, fût-elle anticommuniste. S'il a été capable de le faire, c'est simplement et uniquement à cause de l'aide massive en dollars qu'il recevait d'outre-Pacifique, ce qui a maintenu au pouvoir un homme qui, en vertu de toutes les lois qui régissent les affaires humaines et politiques, serait tombé depuis très longtemps. Les principaux supporteurs de Diệm se trouvent en Amérique du nord, non au Vietnam libre »9. Pour le général américain Maxwell Davenport Taylor, il était en effet nécessaire « d'établir un gouvernement donnant raisonnablement satisfaction », quitte à la remplacer par une « dictature militaire »10.

En 1960, le nombre des bases américaines s'élevait à 57 et plus de 2 000 opérations de « ratissage » étaient effectuées par les troupes de Diệm conduites par des officiers américains.

Le 20 décembre 1960, était créé au Sud, le Front national de libération du Sud Viêt Nam (FNL).

Le 20 janvier 1961, le président Kennedy débutait son mandat et confirmait l'interventionnisme américain en portant à 15 000 hommes l'effectif des conseillers militaires. Il s'agissait d'un terme diplomatique pour désigner des soldats qui encadraient l'armée de Diệm. Cette armée passait dans le même temps de 170 000 à 270 000 hommes. Deux escadrilles de B-26 et deux compagnies d'hélicoptères étaient envoyées au Sud.

Le 4 janvier 1962 étaient signés entre les États-Unis et le gouvernement de Ngô Đình Diệm, des accords dont les principaux points portaient sur la pacification, la démocratisation et la libéralisation.

En février, un accord était conclu entre la RDVN et le Pathet Lao au Laos pour maintenir la piste Hô-Chi-Minh ouverte. Toujours en février, était créé un commandement militaire américain à Saigon : le Military Assistance Command, Vietnam (MACV) sous les ordres du général Paul Harkins. Malgré cette escalade militaire et son intensité opérationnelle (27 000 ratissages et 60 000 sorties aériennes) en 1962, l'activité du FNL ne faiblit pas.

En janvier 1963, la bataille d'Ap Bac, engagement militaire relativement mineur entre le FNL et l'Armée de la RVN (ARVN), voyait les premières pertes américaines parmi les conseillers qui encadraient l'ARVN. En mai 1963 un moine bouddhiste s'immola par le feu sur la place de Saïgon, d'autres moines suivirent son exemple pour faire connaître leur opposition au régime de Diem. La répression de la police se solda par trente moines blessés, l'arrestation de mille quatre cents personnes, des pagodes et des temples détruits, la police tira sur la foule alors que dix mille personnes manifestaient à Hué contre le régime de Diem11. En novembre, on comptait 16 000 conseillers militaires. Le 1er novembre, Ngô Đình Diệm, dictateur impopulaire, subissait un coup d'État militaire autorisé par les Américains. Il était tué le 2 novembre avec son frère Ngô Đình Nhu et une junte militaire fut mise en place, avec à sa tête le général Duong Van Minh.

Attentat du FNL à Saigon en 1965

Le président Kennedy, désirant inaugurer la détente avec Moscou, ordonnait le retrait de 1 000 conseillers américains avant Noël 1963, mais il n'y eut jamais de volonté de retirer tous les soldats américains du Viêt Nam. L'historien John Prados souligne que Kennedy avait affirmé, dans deux émissions télévisées de septembre 1963, une sur CBS, l'autre sur NBC, que ce serait une erreur de partir du Viêt Nam12. De même c'est bien sous la présidence de Kennedy que les forces américaines au sud Viêt Nam sont passées de 1200 soldats, début 1962 à 15400, au milieu de l'année 196313. Tous les plans de retrait des troupes du sud Viêt Nam sous-tendaient la fin de la guérilla menée par le Front national de libération du Sud Viêt Nam.

 

Le nouveau président américain, Lyndon B. Johnson, annula le retrait partiel des troupes, augmenta le contingent et demanda l'aide de plusieurs alliés des États-Unis, notamment la Corée du Sud et l'Australie. Cette implication croissante était motivée par la peur des menaces de l’élargissement du communisme.

Le 30 janvier 1964, un nouveau coup d'État eut lieu au sud. Minh restait le chef officiel, mais le pouvoir réel passa aux mains du général Nguyên Khanh. Durant le reste de l'année 1964, cinq autres coups d'État, ou tentatives, se déroulèrent au Sud, et sept gouvernements s'y succédèrent.

En mai commencèrent les raids américains sur le Laos pour tenter de couper la piste Hô-Chi-Minh. À la suite des incidents du golfe du Tonkin, les 2 et 3 août, le Congrès des États-Unis approuva la résolution du golfe du Tonkin le 7 août 1964, qui offrait au président Lyndon B. Johnson la possibilité de « prendre toutes mesures nécessaires pour faire échec au communisme ».

En représailles, le président Johnson fit bombarder les installations côtières du Nord. Le 31 octobre, au moment où les Américains se rendaient aux urnes pour l'élection présidentielle, quatre Américains furent tués à Biên Hòa, près de Saigon. Le 24 décembre, une bombe explosa à l'hôtel Brink de Saigon, où étaient hébergés des officiers américains célibataires. Deux personnes furent tuées et plus d'une centaine blessées.

En parallèle, les États-Unis interviennent dans la guerre civile laotienne.

 

Militaires nord-vietnamiens en 1967.
Bombardement aérien par un avion sud-vietnamien en 1967.

Le 7 février 1965, 300 insurgés du Front national de libération du Sud Viêt Nam attaquèrent le Camp Holloway, à Pleiku, tuant huit Américains.

Le 10 février, le FNL attaqua Quy Nhơn et provoqua la mort de 21 Américains. Deux bataillons de missiles sol-air Hawk furent installés sur la base de Đà Nẵng très proche de la frontière de la RDVN.

Lyndon B. Johnson franchit une nouvelle étape le 13 du même mois en ordonnant des raids aériens plus étendus sur le Nord (Opération Rolling Thunder). En raison de mauvaises conditions météorologiques, les raids aériens ne commencèrent que le 2 mars. Cette opération dura 38 mois et déversa un demi-million de tonnes de bombes.

Le 7 mars, Johnson ordonna le déploiement terrestre d'une brigade de 3 500 Marines en vue de protéger la base de Đà Nẵng ; celle-ci débarqua le lendemain. Le 9 mars, Johnson autorisa l'usage du napalm.

En avril 1965, la RDVN décréta la mobilisation générale et décida de faire intervenir des unités régulières de l'armée populaire vietnamienne au Sud.

Simultanément, le Pentagone et le président Johnson prirent la décision d'engager les États-Unis dans la bataille terrestre au Sud avec pour ordre une mission offensive de « recherche et destruction » (search and destroy) afin d'écraser la rébellion. De vastes régions du Sud-Viêt Nam furent déclarées Free fire zone c'est-à-dire que tous ceux qui y demeuraient étaient considérés comme des ennemis. Les bombardements étaient permanents. Les villages soupçonné d'accueillir des insurgés du FNL étaient la cible de l'opération trouve et détruis. tout homme en âge de porter une arme était exécuté14.

En juin, le général Nguyễn Văn Thiệu fut nommé chef de l'État par un comité militaire avec le général Nguyễn Cao Kỳ (en) comme Premier ministre.

En juillet, le président Johnson annonça que les forces américaines seraient portées à 125 000 hommes.

En octobre se déroula le premier combat terrestre entre Américains et soldats réguliers du Nord à Pleime sur les plateaux du Centre-Annam, culminant au cours de la bataille de la vallée de Ia Drang.

En décembre 1965, les effectifs américains étaient de 185 000 hommes.

Bombardement au napalm sur le territoire de la RDVN en 1965. Selon Noam Chomsky, leur intensification évoque une politique de la terre brûlée.

En mai 1966, une rébellion militaire pro-bouddhiste éclata à Đà Nẵng. En décembre, les effectifs américains s'élevaient à 390 000 hommes. S'y ajoutaient 8 000 Sud-Coréens et 4 000 Australiens.

Pendant toute l'année 1966, les bombardements se poursuivirent sur le Viêt Nam du Nord.

En janvier 1967, eurent lieu les premiers engagements américains dans le « Triangle de Fer », au nord-ouest de Saigon, où étaient infiltrés de nombreux éléments du FNL, dans les tunnels de Củ Chi notamment.

Pendant toute l'année 1967, les bombardements se poursuivirent sur le Viêt Nam du Nord.

Les effectifs américains stationnés au Sud atteignirent 510 000 hommes, auxquels s'ajoutaient 40 000 hommes de l'USAF basés en Thaïlande et 30 000 autres aux formations de la 7e Flotte américaine.

L'Armée de la République du Viêt Nam (ARVN) était composée de 700 000 hommes.

Enfin, s'ajoutaient 48 000 Sud-Coréens, 10 000 Thaïlandais et 4 000 Australiens payés sur le budget américain.

Si un grand contingent américain est déployé dans ce pays, seul 10 à 25 % des troupes engagées ont réellement combattu. Au plus fort de la guerre, début 1968, 40 000 des 525 000 soldats présents au Sud-Viêt Nam sont des fantassins, soit 7,6 %. En 1972, la proportion tombe à 2 400 combattants réels sur 49 000 (4,8 %)15.

En janvier 1968, commença l'offensive du Tết.

Cette année-là, les pertes des soldats américains, telles que rapportées chaque jeudi aux informations du soir, étaient supérieures à 100 par semaine.

Le 7 juillet, les forces américaines évacuèrent la base de Khe Sanh, après l'avoir pourtant renforcée et défendue bec et ongles de janvier à avril contre un véritable siège par trois divisions de l'armée nord-vietnamienne. Ce siège se révéla par la suite une manœuvre de diversion des Nord-Vietnamiens destinée à attirer le plus de forces américaines possible dans cette région montagneuse éloignée des centres de population côtiers, avant de déclencher l'offensive du Têt sur les principaux centres urbains du Sud-Viêt Nam.

 

L'offensive du Tết met fin aux illusions de la sanctuarisation du territoire en RVN

La foi du public américain en la « lumière au bout du tunnel » fut balayée en 30 janvier 1968 quand l'ennemi, supposé être sur le point de s'effondrer, lança l'offensive du Tết. Võ Nguyên Giáp, conduisant les opérations, mobilisa la quasi-totalité de ses effectifs dans la bataille16. Du point de vue militaire, cette offensive, la première guerre ouverte à grande échelle des communistes, fut un échec. Face à la puissance de feu américaine, ils furent massacrés, et il leur fallut deux ans pour reconstituer leurs forces16. Les effectifs du FNL ne retrouvèrent leur niveau d'avant l'offensive que dans le courant de l'année 1970 grâce au renfort d'unités régulières du Nord et il ne joua plus de rôle déterminant dans le conflit.

Du point de vue politique, ce fut une victoire : les faubourgs de Saïgon et la Citadelle de Hué furent occupés pendant plus d'un mois 17À Hué, le FNL massacra environ 3 000 intellectuels, commerçants et personnes liées au régime sud-vietnamien[réf. nécessaire]. Si, au Viêt Nam, le soulèvement populaire fut en deçà des effets escomptés, le résultat psychologique fut rude pour l'administration de la RVN et le prestige américain. Aux États-Unis, on prit soudain conscience de la force des communistes du Sud. Une grande majorité d'américain eut le sentiment d'avoir été trompée et la victoire semblait désormais impossible16.

En Amérique du Nord, le faible mouvement d'opposition à la guerre qui avait commencé dans certaines parties des États-Unis, s'intensifia dès 1964, spécialement sur quelques campus universitaires où se développa l'activisme des étudiants de gauche. La Seconde Guerre mondiale s'était terminée en 1945, et la guerre de Corée en 1953. Ainsi la plupart des baby boomers, sinon tous, n’avaient jamais été exposés à la guerre. De plus, la guerre du Viêt Nam reçut une couverture médiatique d'une intensité sans précédent — elle fut appelée la première guerre télévisée — ainsi qu'une opposition aussi bruyante de la part de la Nouvelle gauche (Voir aussi Nguyễn Ngọc Loan).

Certains Américains s’opposèrent à la guerre sur des bases morales, la voyant comme une guerre destructrice attentant à l'indépendance du Viêt Nam, ou comme une intervention dans une guerre civile étrangère ; d'autres s'y opposèrent en raison de l'absence d'objectifs clairs, et parce qu'elle apparaissait alors comme vouée à l'échec. Certains activistes étaient eux-mêmes des vétérans du Viêt Nam, comme en témoigne l'Organisation des vétérans du Viêt Nam contre la guerre.

L'offensive du Tết releva de la guerre psychologique. Son but n’était pas seulement la conquête territoriale, mais l'amplification de l’opposition à la guerre aux États-Unis-mêmes.

Le porte-parole du ministère de la république populaire de Chine des Affaires étrangères confirma en 1996 que, sur demande du gouvernement nord-vietnamien, la Chine avait envoyé entre août 1965 et août 1973 environ 320 000 soldats de l'Armée populaire de libération pour aider la RDVN dans les tâches de défense aérienne, de génie militaire et de logistique. Il confirma également que plus de 1 400 soldats chinois avaient été tués et 4 200 grièvement blessés.

Les premières unités chinoises présentes sur le sol vietnamien étaient composées de deux divisions d’artillerie anti-aérienne et d'un régiment indépendant, les rotations des troupes s'ensuivirent et elles étaient assignées à la défense des secteurs stratégiques. La marine chinoise était également présente : les dragueurs de mines nettoyèrent une surface de 201 km².

En outre, la Chine fournit 20 milliards USD d'aide militaire et financière au gouvernement de la RDVN.

Le 25 novembre 1965, un traité secret sino-cambodgien fut signé : la Chine populaire faisait transiter par le Cambodge les armes pour le FNL.

Selon des dossiers partiellement déclassifiés, 6 359 officiers de l'Armée soviétique, envoyés comme conseillers militaires, prirent part aux opérations de combats, principalement dans la défense anti-aérienne.

Nguyễn Văn Thiệu, président de la République du Viêt Nam ; photo prise en 1968 lors d'une réunion avec le président américain Lyndon B. Johnson à Hawaï.

En 1968, le président Johnson débuta sa campagne de réélection. Un membre de son propre parti, Eugene McCarthy, se présenta contre lui pour l'investiture sur une plate-forme antiguerre. McCarthy perdit les premières élections primaires dans le New Hampshire, mais il provoqua la surprise en réalisant un score élevé contre le sortant. Le coup porté à la campagne de Johnson, combiné à d'autres facteurs, le menèrent à annoncer le retrait de sa candidature, lors d'un discours télévisé surprise le 31 mars. Il y annonça conjointement le démarrage des pourparlers à Paris18.

Se saisissant de l'opportunité causée par l'abandon de Johnson, Robert Kennedy brigua alors l'investiture sur une plate-forme anti-guerre. Le vice-président de Johnson, Hubert Humphrey, se porta également candidat, promettant de continuer d'aider le gouvernement du Viêt Nam du Sud.

Robert Kennedy fut assassiné durant l'été et McCarthy se montra incapable de contrer le soutien dont Humphrey jouissait dans l'élite du parti. Humphrey remporta l'investiture de son parti et se présenta contre Richard Nixon dans les élections générales. Pendant sa campagne, Nixon assura avoir un plan secret pour terminer la guerre.

Le président Johnson en entretien le 27 mars 1968 avec les chefs d'état-major Earle Wheeler et Creighton Abrams ; l'année suivante a lieu un changement d'interlocuteur à la Maison Blanche.

Richard Nixon fut élu président et démarra son mandat en janvier 1969, lançant sa politique de lent désengagement de la guerre. Le but était d'aider le RVN à mettre progressivement en place sa propre armée afin qu'elle puisse se défendre de ses propres moyens. Cette politique devint la clé de voûte de la « doctrine Nixon ».

Appliquée au Viêt Nam, la doctrine devint la « vietnamisation » déjà effectuée par les Français — qui l'appelaient « le jaunissement de la guerre » — dès 1949 avec la création d'un État vietnamien de Saïgon et son « armée nationale ». Le but de la vietnamisation était de permettre à l'armée de la RVN de tenir de mieux en mieux contre le FNL et l'armée de la RDVN, et surtout de ne plus faire subir autant de pertes à l'armée américaine. Cela devait aussi donner, selon le mot de Henry Kissinger, « l'intervalle nécessaire » au désengagement des troupes américaines. Les soldats de la RVN continuèrent à être formés par les Américains.

Il faut signaler que 200 000 membres du FNL et soldats de la RDVN, avaient fait défection entre 1968 et 1975. En 1968, l'armée de la RVN comptait 900 000 hommes.

Le président américain Nixon explique lors d'une conférence de presse le 30 avril 1970 l'extension du conflit au Cambodge.

Le FNL utilisait le territoire

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